13.04.2006
Suicide collectif de Rennes II
La sitution actuelle à Rennes II dépasse tout entendement.
Après un vote pour la reprise des cours en début de semaine, les pro-blocage ont de nouveau bloqué l'université, malgré le retarit du CPE et les appels à la reprise des cours par les syndicats étudiants, suite à une assemblée générale avec les désormais célèbres votes à main levée. L'université est fermée jusqu'à mardi, avec les conséquences que cela engendre pour les examens.
Les revendications sont délirantes, comme par exemple la rémunération des jeunes entre la sortie de l'université et le premier emploi. Bientôt ils réclameront que les gens soient plus payés à rester chez eux plutôt qu'à travailler... On voit là les méfaits de notre société d'assistanat généralisé: les gens sont infantilisés, incapables de se prendre en main et de se débrouiller seuls et tremblent à l'idée de devoir assumer des initiatives.
Le plus triste est que les étudiants issus de milieux modestes, qui doivent bosser pour se payer leurs études, vont voir leur année universitaire complètement foutue. Et quelle sera l'attitude des employeurs face aux jeunes diplômés 2006 de l'université de Rennes II ? Pensez-vous qu'ils auront envie d'embaucher des jeunes issus d'une université cataloguée jusqu'au boutiste dans la contestation et contrôlée par des extrêmistes ? Tous les étudiants de Rennes II vont souffrir des conséquences de la situation.
Enfin, un grand bravo au directeur de l'université de Rennes II pour le laxisme dont il fait preuve face aux radicaux d'ultra-gauche et anarchistes. Avec des types comme ça, l'éducation nationale n'est pas prête de sortir du bourbier dans lequel elle se trouve depuis 20 ans. Honteux !
15:26 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
05.04.2006
Tensions et risques de heurts
Les dernières manifestations survenues en Bretagne ont entraîné des incidents dommageables.
A Pontivy, une lycéenne de 15 ans qui bloquait une route a eu la jambe fracturée, un automobiliste excédé d’attendre ayant forcé le passage.
A Saint-Brieuc, la manifestation a dégénéré aux abords de la gare lorsque des voyous, refusant d’obéir aux consignes des leaders de la manifestation et de la police qui avait pour mission de maintenir la liberté de circulation des trains, se sont distingués par des jets de projectiles divers, faisant trois blessés : un policier, une militante et un journaliste. Des incidents similaires avaient eu lieu sur le pont d’Armor, aboutissant à l’utilisation de gaz lacrymogènes.
Des incidents similaires se sont produits à Lorient, Rennes et Nantes.
La situation actuelle engendre de plus en plus de tensions, sources d’accidents : entre élèves grévistes et non-grévistes à l’approche des examens, entre manifestants bloqueurs et automobilistes (voir ce qui s’est passé à Pontivy), entre la police et des militants radicaux provenant du courant anarchiste et qui profitent de la situation …
La crise sociale est réelle, le mécontentement populaire incontestable. Le mouvement anti-CPE a prouvé sa force et sa capacité de mobilisation. Le CPE étant suspendu dans les faits et des négociations étant sur le point de débuter entre politiques et partenaires sociaux, la solution la plus sage serait de freiner ces actions de protestations pendant ces négociations, sous peine de voir la situation dégénérer et des heurts violents se produire. Les syndicats de salariés l’ont bien compris dans la mesure où il n’y aura pas de grève mardi prochain. Le même bon sens est souhaitable chez les lycéens et les étudiants.
14:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
31.03.2006
La liberté s'arrête là où commence celle des autres
Les derniers évènements survenus à Saint-Brieuc sont fort regrettables.
Des lycéens issus de Freyssinet et du Sacré-Cœur se sont distingués jeudi en tentant de bloquer leur lycée et d’autres (Renan, Marie-Balavenne et Rabelais) et en jetant des pierres sur la police qui ne les avait pas chargés. Il est sidérant de constater que les manifestants réclament la présence de la police pour les protéger d’éventuels débordements causés par des voyous qui n’ont rien à voir avec le mouvement social actuel et s’en prennent à elle lorsqu’elle est là.
Non contents d’attenter le droit de leurs collègues à travailler et à préparer sereinement leurs examens, ils ont décidé de bloquer ce vendredi, avec la complicité du syndicat trotskiste Sud, la circulation à trois endroits stratégiques de la ville, perturbant de nombreux briochins qui ne demandaient qu’à se rendre à leur travail.
Atteinte au droit de travailler et d’étudier, atteinte à la liberté de circulation : cette minorité d’agités devrait se souvenir que sa liberté s’arrête là où commence celle des autres. C’est la base de toute démocratie, la vraie, pas celle imaginée par Sud et leurs amis…


